L’Autorité des Marchés Financiers avait mis en place un groupe de travail en mai 2011 afin d’envisager des évolutions possibles sur certains sujets liés aux assemblées générales d’actionnaires des sociétés cotées et de proposer des solutions à même d’améliorer la participation effective des actionnaires aux dites assemblées a rendu public son rapport le 7 janvier 2012.
Les quatre sujets principaux traités dans le rapport sont le dialogue entre actionnaires et émetteurs, les moyens d’expression du vote en assemblée, le rôle du bureau de l’assemblée et les conventions réglementées.
(i) Sur le dialogue entre actionnaires et émetteurs : il est prévu la mise en place d’ « un dialogue permanent en amont de la publication par les sociétés de leurs projets de résolutions et postérieurement à l’assemblée générale afin de permettre de résoudre certains points de désaccord concernant la politique de vote des différentes catégories d’actionnaires ». On notera également l’idée mise en avant de motiver les projets de résolutions, la publication sur le site internet, et la publication de l’avis de réunion.
(ii) Sur l’expression du vote en assemblée, on notera principalement la mise en place d’un vote d’abstention en droit des sociétés ainsi que de nombreuses mesures destinées à rendre effective la participation des actionnaires non résidents générales : la traduction en anglais de l’essentiel de la documentation relative aux assemblées générales (ordre du jour, projets de résolutions, avis de réunion …), la mise en place d’un interlocuteur en charge des relations avec les investisseurs non-résidents.
(iii) En ce qui concerne le bureau de l’assemblée générale, le rapport envisage de rendre obligatoire la pratique du bureau de l’assemblée. Il est recommandé l’interdiction pour un membre de prendre part au vote d’une décision le concernant. Par ailleurs, le pouvoir de police du bureau reconnu par la pratique se trouve également consacré.
(iv) Le dernier élément concerne le vote des conventions réglementées : la procédure des conventions réglementées est destinée prévenir les conflits. Ainsi, le groupe de travail propose qu’une réflexion soit menée sur la définition des notions de conventions courantes et conclues à des conditions normales, de personne indirectement intéressée. En outre serait désormais exclues du champ de la procédure des conventions réglementées, les conventions intra-groupe c’est-à-dire celles conclues entre une société-mère et ses filiales à 100%.